Machines à sous

C'est probablement à Las Vegas que s'est forgée la légende des machines à sous, inventées par l'Américain Charles Fey en 1895. Interdites en France jusqu'en 1987, elles ont, depuis, transformé les casinos, d'abord en attirant, qualitativement et quantitativement, des types de populations qu'on ne croisait jamais dans ces lieux, ensuite en en apportant un nouvel essor financier à des établissements de jeux dont certains périclitaient. Il existe deux types répandus de machines à sous : les machines à rouleaux et les machines à poker. Ce sont les machines à rouleaux, les plus mythiques, et d'ailleurs les plus prisées par les joueurs.

Machine à sous

Première machine à sous
de Charles Fey - XIXe siècle

La machine à sous est le jeu de casino le plus simple. Il suffit d’y insérer des pièces et appuyer sur le bouton " lancer " ou tirer sur le manche pour faire tourner les rouleaux. Pour gagner, il faut que les rouleaux s'arrêtent sur une combinaison affichée sur le tableau de la machine.

On peut classer les différentes sortes de machines à rouleau en trois classes : les machines à trois rouleaux à une seule ligne dont les mises sont de 1 à 3 pièces. Les machines à trois rouleaux à 5 lignes permettant de miser une à cinq pièces et les machines à cinq rouleaux à 5, 9, 15 ou 20 lignes. Chacune de ces catégories de machines peut être en version simple ou en jackpot progressif. En jackpot progressif, plusieurs machines sont reliées entre elles et alimentent un même jackpot dont le montant augmente progressivement. Le montant de ce jackpot s'affiche au-dessus des machines.

Certaines machines comportent encore, comme au bon vieux temps, de vrais rouleaux mécaniques. Le joueur, après avoir introduit sa ou ses pièces, dans certains casinos, on joue des jetons préalablement acquis, actionne le mécanisme au moyen de l'unique bras d'acier qui a leur valu le surnom de « bandit manchot ». Les nouvelles générations de machines sont des consoles vidéo très sophistiquées, actionnées par un levier ou par un simple bouton-pressoir. Dans tous les cas, le principe est le même : trois cylindres tournent simultanément pour s'arrêter sur une combinaison visible dans trois hublots situés côte-à-côte le long d'une ligne centrale. Selon la combinaison, le joueur perd sa mise ou récupère un certain nombre de pièces (ou de jetons) selon un barème affiché sur la machine.

Le but de chaque parieur, c'est de décrocher le fameux « jackpot », dans un bruit fracassant de pièces qui se déversent, quelquefois dans un hurlement de sirène, un jackpot tellement ancré dans la légende qu'il a donné lieu à un sens figuré fréquemment utilisé dans la langue française.

Il n’existe pas de stratégie permettant de gagner aux machines à sous. Il n’existe pas non plus de méthode permettant de récupérer ce que l’on a perdu. La raison est simple, le jeu est aléatoire et arbitraire.

En France, les pouvoirs publics ont fixé un taux de redistribution de 85% pour les machines à sous et 88% pour les jeux de table.

Des différences importantes existent entre les machines à sous suivant les pays. Aux Royaume-Unis le TRJ (taux de retour joueur) est calculé hebdomadairement, ce qui fait qu’il y a des machines pleines et d’autres vides. Aux Etats-Unis, le TRJ est basé sur un programme informatique probabiliste qui se réalise au long cours.